dimanche 19 janvier 2014

Sexe, passion et sentiments !



Si je n’écris pas que dans le genre érotique, il me semble opportun de planter une bonne fois pour toutes, le décor de mes récits, d’en expliquer l’esprit, les raisons de leur publication sous forme de nouvelle et les buts recherchés. Cela passe nécessairement par la case définitions de base de quelques généralités, pour une meilleure compréhension.

Qu’est-ce que l’érotisme ?
On peut définir trois genres principaux aux textes parlant de sexe ou l’utilisant comme effet littéraire, ponctuel, transitoire ou permanent.
La sensualité
La sensualité évoque un acte sexuel, plus ou moins dense, généralement lié à un texte où les sentiments prédominent, souvent entre deux adultes qui s’aiment, au travers d’images  poétiques ou allégoriques et où il devient difficile de savoir exactement ce qui s’y déroule.
L’érotisme
L’érotisme ne mêle pas obligatoirement sexe et sentiments, permet l’écriture de tous les actes possibles et imaginables, à deux ou à plusieurs, laissant la part belle aux fantasmes ou aux pratiques dites déviantes, et dont la notion sentimentale peut être absolument présente ou complètement ignorée.
La pornographie
Est à l’identique de l’érotisme, la seule différence sera dans le vocabulaire utilisé et la moindre scénarisation des actes qui se suivent à un rythme effréné sans pratiquement jamais s’adosser à une histoire construite et dont les sentiments sont très souvent proscrits. C’est un genre à part entière, qu’il ne faut pas délaisser ou mettre au ban de la littérature.

Qu’est-ce que le format de publication ?
Je passe volontiers sur les termes techniques de ce domaine pour en aborder simplement les deux plus courants.
La nouvelle
C’est un récit rapide, au rythme soutenu, induisant peu de personnages, avec malgré tout une intrigue ficelée, au dénouement rapide et qui possède, en général, un final surprenant.
Le roman
C’est avant tout une fiction beaucoup plus longue, donc chapitrée, qui s’appuie sur un nombre de personnages plus important, avec des scènes de transition, des effets de fausses pistes, d’indices et des personnages à la psychologie plus creusée. Le scénario apporte des solutions à tiroirs et repose sur un travail beaucoup plus long et compliqué de l’auteur.

La littérature sur le sexe est-elle nécessairement hétérosexuelle ?
N’en déplaise à quelques rares attardés, le genre érotique comprend absolument toutes les identités sexuelles et heureusement !
L’hétérosexualité.
La bisexualité.
L’homosexualité.
Je ne vous ferai pas l’affront de définir ces trois mots ! Mais dans le doute, un récit érotique peut donc décrire un acte sexuel entre un homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme, voire encore une personne qui apprécie tout autant son propre sexe comme l’autre. Autrement dit, un texte érotique peut réunir tous les genres humains, dans leur grande diversité. Xénophobes et homophobes peuvent passer leur chemin...

Quelle doit être la part des sentiments dans un récit érotique ?
Encore une fois, il faut définir les genres.
La romance
C’est simple, peu de sexe, uniquement sensuel, et complètement voué aux sentiments.
La romance érotique
Comme ci-dessus, avec des scènes érotiques plus denses, mais nécessitant une base impérative de sentiments.
L’érotisme
Apparemment opposé à la romance pure, les sentiments peuvent être pourtant présents dans un texte érotique. Ou pas du tout. Ce style de récit implique une plus grande fréquence de scènes sexuelles et les plus diverses pour ne pas dire les plus osées, sans toutefois proscrire l’amour. C’est au choix de l’auteur et de son récit.

Quelle est la part de réalité dans un acte sexuel écrit ?
Il ne faut jamais perdre de vue que l’acte sexuel en lui-même dépend de la libido et du plus intime de chacun. Ce qui est votre plus gros fantasme inavoué peut tout à fait nourrir le quotidien de votre voisin et vice-versa. Ici, c’est une question de choix, de vécu, de goûts et de rêves, strictement personnels. L’on peut aimer le faire dans son lit, le samedi soir, avec son conjoint et c’est tout à fait respectable. On peut aimer s’exhiber, courir les clubs d’échangisme, tenter l’expérience du quatuor, et ce sera tout autant respectable et légitime. Ne blâmez pas ce que vous ne connaissez pas ou ce que vous n’aimez pas, cela pourrait être la meilleure règle. Mais dans la vie réelle et hors littérature, n’est-ce pas une règle de vie, tout simplement ?

Quelles sont les limites d’un bon texte érotique ?
Les limites sont propres à chaque auteur, avec la frontière infranchissable des bonnes mœurs, dans les cadres définis précédemment. En résumé, tout ce qui se passe entre adultes consentants ne peut être jugé comme immoral ou amoral. Les limites seront très certainement celles de l’auteur et de ses goûts personnels. Je reste persuadé qu’il est difficile d’expliquer un acte sexuel si on en ignore tout. Maintenant, le talent de certains auteurs peut le permettre.

À quoi peut servir un récit érotique ?
Mais à rêver, bien sûr ! À aller beaucoup plus loin que le domaine d’expérience personnelle, en stimulant l’imaginaire du lecteur.
De même, la communication sexuelle dans les couples est souvent hasardeuse, pleine de non-dits et l’on a toujours peur de décevoir, en avouant telle ou telle envie de passer à autre chose. On en revient aux jugements induits par l’éducation et l’on passe à côté de beaucoup d’expériences. Essayer ne veut pas dire obligatoirement souscrire et si les deux conjoints échangeaient plus souvent sur les désirs et les attentes de l’autre, est-ce que le couple n’en serait pas plus harmonieux ?
Alors un texte érotique peut servir aussi à cela, à faire comprendre à l’autre que ce qui est écrit est peut-être une aventure que l’on aimerait bien tenter.

En conclusion, où se situent mes écrits érotiques ?
C’était un peu long pour en arriver à cette conclusion, mais devant l’idiotie et la perfidie de certaines critiques, même si elles sont rares, je devais faire cette mise au point des plus précises.

J’écris des textes érotiques, souvent construits autour d’un scénario historique, parfois contemporain, sous forme de nouvelles, mêlant souvent les genres hétéro, bi ou homosexuels, avec des sentiments ou pas, selon le récit, évoquant aussi bien l’amour à deux que la complicité d’un trio ou la folie d’un plus grand nombre, le sexe au fond d’un lit que l’échangisme dans un club, la fessée d’une dominatrice que la soumission d’un homme attaché, dans le respect d’une morale qui me semble naturelle et dans le but de faire rêver mes lectrices et lecteurs. Point, à la ligne.

Cela a le mérite d’être clair, me semble-t-il. Ainsi, avec les deux séries publiées chez Harlequin – HQN, Les défis d’Angie et La revanche d’Angie, vous n’imaginez pas combien de couples, plus ou moins jeunes, m’ont écrit pour me remercier de leur avoir suggéré quelques idées de jeux érotiques ! Il n’y a rien d’impossible dans mes textes, en plus du respect des vérités historiques, j’y glisse des scènes qui peuvent vous sembler hors d’atteinte jusqu’au jour ou vous franchirez le pas.
Mes textes ne sont ni un mode d’emploi, ni un cours d’éducation sexuelle. Ils pointent du doigt ce que vous avez vécu et ce que vous aimeriez vivre, mais surtout, ils sont écrits dans le but principal de vous faire rêver, de vous offrir un bon moment de lecture, même s’il est jugé trop court par certains.

Et pour conclure, n’en déplaise à certaines aigries, tous mes textes érotiques comportent une part sentimentale, plus ou moins exacerbée. J’ai un côté fleur bleue que je ne peux renier ! Cela dit, j’ajoute que le sexe n’est pas qu’une affaire de sentiments, comme l’inverse d’ailleurs, et que chacun devrait voir midi à sa porte ou minuit dans un lit, même s’il n’est pas conjugal ou le sien. À chacun sa liberté, dans le respect de celle de l’autre !


Bonne fin de week-end, la plus érotique possible, à tous !
Amitiés littéraires.

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