mercredi 21 août 2019

Des nouvelles du front !


Depuis quelque temps, je reçois des messages me demandant si tout va bien, si je suis en vacances, ce que je fais… Il est vrai qu’en ce moment je suis particulièrement silencieux sur les réseaux sociaux et c’est bien normal. On ne peut pas être à la foire et au moulin ! En résumé, quelques explications sur cet été et ce que je suis en train de produire, car je vais vous apprendre une grande nouvelle… je travaille !


Quoi de neuf sur le front ?
Depuis juin, j’ai enchaîné une longue suite de galères et sous toutes les formes possibles. Entre les tracasseries administratives emm… à souhait, des problèmes de santé, les soucis financiers, l’absence de vacances… et des insomnies résultant de tout ce qui précède, j’ai fait le plein ! On n’oublie pas ma voiture vandalisée par un décérébré notoire, et on est encore loin d’avoir fait le tour. Il y a des périodes comme ça, on n’y peut rien et il faut juste baisser la tête, le temps que l’orage passe tout en sachant qu’il y a toujours pire que soi ! Malgré tout, cela n’a pas entamé mon moral et j’ai continué à travailler, tant bien que mal.

Les projets en cours
Eh oui, le prochain Gerfaut est dans les tuyaux et j’ai malheureusement pris du retard à cause de mes soucis de santé qui m’ont tenu éloigné du clavier. Rien de grave. Il va sortir, c’est une certitude, et ce 8e épisode sera bien gratiné ! Sans trop en dire, on va revenir à une enquête plus classique, rendue difficile par les méandres de la diplomatie, plongeant dans un passé lointain et avec des personnages que vous n’oublierez pas ! Dépaysement culturel garanti et je n’en dirai pas plus.
Le second épisode des enquêtes parallèles avec Angelina Rossi est reporté à l’année prochaine pour cause de planning encombré et une certaine désorganisation de ma part. On ne peut pas tout faire ! En effet, je dois me rendre à Rambouillet pour faire des recherches et il est hors de question que je bâcle le travail par manque de temps. Donc, ce sera pour plus tard.

Les autres projets
Bien entendu, je ne vous dis pas tout et ce n’est pas aujourd’hui que je vais déroger à cette règle. Cependant, sachez que depuis le début de l’année j’ai entamé de longues et difficiles recherches. À ce jour, rien de neuf et le moment venu, si toutefois ce que j’attends se réalisait, je pourrais vous en dire plus. Soyez très patient ! De même, je viens de monter un autre projet, vraiment à part, et s’il devait voir le jour, je vous en toucherais deux ou trois mots dès que possible. La seule révélation que je peux vous faire est que le premier concerne les thrillers, le second, l’historique. Bien sûr, il s’agit de livres et c’est tout ce que je laisserai filtrer. Comme d’habitude, inutile de me poser des questions, même en privé.
Tout cela doit vous paraître bien énigmatique. Désolé ! Sachez simplement que ça m’a pris énormément de temps et comme je le disais plus haut, je ne peux pas tout faire, n’ayant qu’un cerveau, deux mains et des journées qui ne font que 24 heures. Enfin, à ceux qui s’inquiètent en me demandant pourquoi je ne publie pas autant de livres que l’an dernier, je vous rappelle qu’en 2018, j’ai ressorti bon nombre de livres déjà parus, après une complète réécriture, et ce travail épuisant a été très chronophage. Aujourd’hui, je me consacre uniquement aux nouveautés tout en composant avec le temps et des projets différents. Ceci expliquant cela.

Remerciements
Je tiens à remercier mes lectrices et mes lecteurs qui se sont inquiétés et qui sont venus prendre de mes nouvelles. C’est très gentil et ça m’a touché. Donc, pas de soucis, je suis sur le pont et je travaille d’arrache-pied.
Idem, j’ai une pensée pour mon éditrice qui me suit et me soutient toujours dans mes programmes saturés, mes idées et mes projets un peu dingues. Toujours de bon conseil, elle sait me gérer et c’est franchement confortable pour un auteur prolifique comme je le suis. Merci, Anita !

En conclusion
Eh bien, ça fera une année de plus sans vacances estivales et tant pis ! Le principal est que je puisse mener ma barque comme je l’entends et me diriger vers l’objectif que je souhaite atteindre. Si vous ne le saviez pas, il faut être stratégique dans ce métier, penser à son avenir et se fixer des buts. Par conséquent, le silence ou l’absence sur les réseaux sociaux ne signifie pas uniquement vacances, farniente et dolce vita ! Oh que non ! En tout cas, pas pour moi.
Allez, rendez-vous en septembre, où je vous en dirai un peu plus. Ou pas. (rires)


Bonne fin de vacances aux petits veinards qui y sont encore !
Amitiés littéraires.

vendredi 19 juillet 2019

Piège mortel au Vatican, un extrait gratuit !


Depuis le 18 juin, le moins que je puisse dire, c’est que la 7e enquête du commandant Gabriel Gerfaut déchaîne les passions et je vous en remercie ! Comme nous sommes en période de vacances et que je vous imagine bien calé au fond du hamac à la campagne, sur votre serviette de bain au bord de la mer ou près d’un bivouac à la montagne, je vous offre un extrait de cet épisode. Profitez bien de votre lecture !

Cliquer pour agrandir

L’extrait
Pour une fois, je vous en offre un assez long qui se situe au début du roman. Ne comptez pas sur moi pour vous dire ce qui se passe avant et encore moins, après ! Si vous voulez le savoir, vous n’avez plus qu’une chose à faire : le commander et à votre guise, en numérique ou en broché.


PIÈGE MORTEL AU VATICAN
TOME VII - EXTRAIT

[…]
Il repéra le Beretta à quelques pas et en grimaçant, se mit debout. Il s’étira et s’étonna de ne pas avoir de fractures ou de blessures importantes. Il s’en tirait vraiment à bon compte. Il marcha vers l’arme, se pencha et à cet instant, une sonnerie se fit entendre. Les nerfs à vif, sous le coup de l’adrénaline qui coulait encore à flots dans ses veines, ses réflexes jouèrent. Il ramassa le Beretta, se jeta en avant dans un parfait roulé-boulé pour faire face. Personne !
Le cœur battant la chamade, il comprit enfin que c’était son propre téléphone qui venait de sonner.
— Que je suis con !
C’était un message de Paul.
— Mais qu’est-ce que…
Quand il lut les quelques mots, ses jambes flageolèrent et sa main trembla.

Reviens vite. Adriana blessée.

Un gémissement lui échappa et il fut pris d’une peur panique. Remettant l’arme à la ceinture, il courut, reprit l’escalier et grimpa les étages comme si de rien n’était.
— Mon Dieu, je vous en prie… non… pas elle !
L’angoisse l’étranglait maintenant. Il franchit la porte et retrouva l’aérogare en plein désastre. La foule fuyait et il devait remonter à contresens, se heurtant aux gens qui l’insultaient copieusement. Chargeant comme un taureau furieux, Gabriel envoya valser plus d’une personne, assomma à moitié une sœur bénédictine et finit par revenir sur la zone douanière.
C’était un cauchemar. Au loin, le bruit des sirènes devenait de plus en plus fort. Un peu partout, des témoins courageux prêtaient assistance aux dizaines de blessés. L’espace des douanes était couvert de sang, du sol jusqu’au plafond. Des râles se faisaient entendre ici et là, des cris aussi et des pleurs. Beaucoup de femmes succombaient à des crises de nerfs. Des enfants piaillaient et couraient. Les premiers secours, des pompiers et des urgentistes, arrivaient. Près d’eux, des policiers et des militaires déboulaient au pas de charge.
Le commandant balaya la scène d’un regard et ses yeux s’arrêtèrent sur l’espace entre les deux guichets. Devant les bureaux, les trois douaniers gisaient dans des mares de sang, abattus dans le dos. Plus loin, Aldo tenait Carla Rosselli et son fils dans ses bras, visiblement choqués. Un homme pleurait à chaudes larmes, assis à même le sol. Une jeune femme secouait un cadavre, lui criant de se relever, ne comprenant pas qu’il ne se relèverait jamais.
Puis les cris, les bruits, sa vision d’horreur, tout disparut.
Là, le regard ébahi, il découvrit Paul, à genoux. Il pratiquait un massage cardiaque énergique à une victime allongée face à lui. Des cheveux blonds. Une silhouette qu’il refusait de reconnaître. Parce que c’était impossible. Non. Ça n’existait pas !
Pourtant, à plat dos, Adriana avait le visage tourné vers lui, ses yeux étaient ouverts et un filet de sang ininterrompu coulait de sa bouche. Le cœur de Gerfaut s’arrêta net et un froid mortel l’envahit. Il tituba et s’avança avec difficulté, comme si ses pieds étaient englués. Il marchait sur des cailloux et comprit qu’il piétinait les dizaines de douilles de la fusillade.
Paul le vit enfin.
— Patron… elle est en train de mourir… aide-moi ! balbutia-t-il, d’une voix brisée.
Tétanisé, Gabriel était privé de réaction et restait là, sans un geste. Castani hurla.
— ELLE VA CREVER ! J’AI BESOIN DE TOI !
Secoué par son second, le commandant réagit enfin. Il tomba à genoux et ferma les yeux, rassemblant ses idées en essayant de garder la tête froide. Il se racla la gorge.
— Paul, tu fais les compressions, trente d’affilée et une ou deux par seconde. Tu comptes à haute voix. Quand je dis stop, tu t’arrêtes et je lui ferai du bouche-à-bouche. Deux insufflations et tu reprends à mon ordre. T’as bien compris ?
Castani acquiesça avant de reprendre son massage cardiaque. Il compta d’une voix blanche.
— Un… Deux… Trois…
Gabriel le regarda faire et essuya la joue et le menton ensanglantés d’Adriana. Le sang s’était arrêté et d’un rapide coup d’œil, il repéra les blessures. Son pull était gorgé de sang sur tout le flanc droit. Il repoussa une mèche de cheveux de son front et prit son courage à deux mains pour poser ses doigts sur la carotide. Au bout d’une éternité, il parvint à sentir son cœur.
— Pouls arythmique, filant et faible. Elle est vivante, lâcha-t-il, d’une petite voix.
Vint le moment et il arrêta son second pour entamer la respiration artificielle. Deux longues inspirations, pas plus, et il ordonna à Paul de reprendre les compressions.
La zone douanière était maintenant prise d’assaut par les hommes et les femmes en blouse blanche. C’étaient d’autres cris, d’autres alarmes, d’autres priorités. Les bips des appareils de réanimation, des ordres criés en italien, le bruit effrayant des défibrillateurs pour prolonger la vie et le désespoir des policiers qui jetaient des couvertures sur les cadavres. Gabriel et Paul furent insensibles à ce qui les entourait.
Puis deux urgentistes arrivèrent et se penchèrent enfin sur leur amie.
— Écartez-vous, s’il vous plaît.
Ils agirent avec célérité et dans un calme qui intimait le respect. L’un d’eux découpa rapidement le pull d’Adriana. Les blessures apparurent. Trois impacts avec une hémorragie au niveau des côtes, juste sous l’aisselle. L’autre docteur se releva et hurla.
— ASSOLUTA URGENZA  !
Castani et Gerfaut, écartés, s’étaient assis contre le mur et regardaient la scène, impuissants.
— Pas la peine de me traduire, grommela Paul. J’ai compris…
Tandis que deux infirmiers apportaient un brancard, les deux médecins procédèrent au maintien de la vie. La blessée fut intubée, les blessures pansées et des poches de perfusion installées. Adriana placée sous monitoring, le commandant ne quittait plus le scope des yeux. Chaque bip semblait lui dire qu’elle vivait encore. Alors, il attendait le bip suivant. En priant.
Un homme le prit par l’épaule. Il lui fallut du temps pour reconnaître le capitaine Drago Bertini. Choqué, il oublia de le saluer et se contenta de l’écouter. L’officier italien était atterré.
— Je suis tellement navré, Gabriel. Venez, je vous accompagne et…
Gerfaut se dégagea d’un violent geste du bras.
— Foutez-moi la paix ! Me touchez pas ! Je reste avec elle.
Il ne put en dire plus et suivit le brancard sans se retourner. Paul les regarda partir, le cœur gros. Il fixa Bertini.
— S’il vous plaît, emmenez-moi. Je veux y aller.
L’homme de la Guarda di Finanza acquiesça. Il lui montra la direction des sorties et les deux hommes quittèrent les lieux au pas de course.
Dans la voiture de police qui suivait l’ambulance toutes sirènes hurlantes et précédée par deux motards, le capitaine Paul Castani finit par craquer. Il s’effondra brutalement et pleura comme un enfant, sans retenue.
Dans l’ambulance, les bips s’égrenaient de plus en plus faiblement.
[…]



PIÈGE MORTEL AU VATICAN

■ Genre : Thriller
■ Paru le 18/06/2019 aux Éditions du 38
■ Disponible en broché ou numérique
■ 415 pages
■ Broché : 20,00 € - numérique : 6,99 €

Résumé
2 décembre 2018
Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont invités en Italie pour donner une conférence. Ce qui ressemblait à des vacances tourne vite au cauchemar. Dès leur arrivée à Fiumicino, ils sont la cible d’un attentat qui fait de nombreuses victimes. Adriana est grièvement blessée et lutte contre la mort. Bien qu’abattu et démoralisé, Gerfaut se joint au capitaine Paola Tempesti, de la Sécurité Intérieure italienne. Poursuivant un témoin disparu, ses investigations le mènent au Parrain de Cosa Nostra. L’enquête piétine, mais quand on cherche la vérité à Rome, les mystères du Vatican et le silence de l’Opus Dei ne tardent pas à brouiller les pistes. Il va traquer les coupables, quitte à mettre la Ville Éternelle à feu et à sang.
Résoudra-t-il cette énigme ? Quel effroyable secret se cache derrière tous ces crimes ?
Le commandant n’a plus rien à perdre et il ira au bout de lui-même.


Bonne lecture et surtout, bonnes vacances !
Amitiés littéraires.