mardi 1 avril 2014

Les enjeux du numérique en 2014 !



KPMG, 1er cabinet d’audit, de conseil et d’expertise comptable en France, s’est livré à l’analyse du numérique pour 2014, en interrogeant 138 maisons d’édition, de novembre 2013 à janvier 2014.


Je vous invite à lire l’étude complète et chiffrée, car elle est édifiante. Si vous aviez encore des doutes sur l’avancée du numérique en France et sa complémentarité au support papier, je pense qu’après cette lecture, vous serez sinon convaincu, au moins, rassuré.
Je vous donne quelques informations ci-après, extraites de cette analyse très complète et qui vous donneront envie d’en savoir plus. Le rapport complet fait 44 pages !

62,5 % des éditeurs français ont une offre numérique.
L’offre concerne en majorité la littérature, la jeunesse et le scolaire.
Les livres numériques sont principalement des œuvres de moins de 5 ans.
Les nouveautés sortent à la fois en numérique et en papier.
25,7 % des éditeurs ne font que du numérique.
Pour 74,7 % des éditeurs, le prix du livre numérique est principalement une décote au prix papier.
Quelle que soit la taille de l’éditeur, les deux principaux distributeurs sont Amazon et Apple.
Les moyens de promotion du livre numérique sont les sites et blogs (22,9 %), les mailings client (20,3 %) et les extraits en ligne (19,5 %).
71,4 % des éditeurs mettent en place un système anti-piratage, principalement les DRM pour 43,2 %.
Les formats du numérique sont l’ePub (53,6 %) et le PDF (33,9 %).
Pour les petits éditeurs, les ventes du numérique représentent entre 10 et 100 K€. Pour un quart des grandes maisons, elles sont supérieures à 3 M€.
57,2 % des éditeurs n’ayant pas encore d’offre numérique prévoient d’en développer une.
Pour 97 % des éditeurs, le C.A. numérique s’ajoute au C.A. papier et ils ne sont que 2,9 % à penser qu’il le cannibalise.
Les éditeurs ont globalement généré un niveau de C.A. suffisant, capable de compenser les dépenses engagées pour l’investissement dans le numérique.
Concernant les freins au développement de l’offre numérique, alors que les éditeurs exclusivement papier redoutent la perte de contrôle du marché et les difficultés juridiques, la première crainte des éditeurs numériques est plutôt le prix.
56,5 % des éditeurs numériques et 43,8 % des éditeurs papier pensent que le marché du livre numérique atteindra 15 à 30 % à l’horizon 2020.

Et s’il ne fallait retenir qu’un détail de cet audit très fouillé ?
Je suis ravi de constater que seulement 3 % des éditeurs en sont encore à penser que le numérique cannibalise le papier. Les mentalités changent et évoluent dans le bon sens pour la bonne cause. Car finalement, celui qui sortira vainqueur de toute cette métamorphose du monde de l’édition, c’est vous, amis lecteurs !


Bonne journée !
Amitiés littéraires.

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