Poésie


Écrire un texte poétique est pour beaucoup un art très noble qui doit reposer sur les règles de la métrique et de la prosodie. Pour d’autres, c’est un joli passe-temps. Quelques rares sont poètes sans même le savoir et d’autres l’élèvent au rang suprême. Mais pour la majorité de nos congénères, c’est un effet de manche, une chose qui ne sert à rien et bien peu sont capables de citer un auteur et encore moins quelques vers.
Pour moi, écrire un texte poétique est juste un cri de l’âme, une souffrance du cœur bien souvent et le seul exutoire possible à une douleur terrée au fond de ma conscience. Je ne prends aucune considération des règles et loin de les respecter, je les bats en brèche. Court ou long, peu m’importe. J’écris et ma plume saigne pour moi des mots qui se figent ainsi sur le papier, futurs témoins d’un moment fugitif de bonheur ou de détresse, comme un tatouage indélébile. 

Gilles Milo-Vacéri


À ce jour, l’auteur a écrit quatre recueils de poésie dont deux ont été publiés, tous très différents et reposant sur des thèmes variés. (Classement par ordre de parution, du plus récent au plus ancien).

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KARINE 

VFB Éditions 
Genre : Poésie classique
■ Numérique
■ 118 p.
ISBN 9791092786194


Deux âmes se sont croisées, autrefois, dans ce beau pays qui a l’Amour vrai pour souverain et l’Espoir comme bannière. Puis la vie et le destin s’en mêlèrent, semant les épreuves et les passés de chacun comme autant d’écueils sur une route déjà difficile.
Promesses d’avenir balayées par les vents et rapidement, l’océan a engendré un désert où lui seul marchait, cherchant la main qu’il avait promis de ne jamais lâcher. Elle l’avait écrit sur le sable, lui sur le marbre. Elle a disparu. Il est resté. Le Destin l’avait voulu ainsi.
Puis, pour lui, vint le temps de la descente aux enfers, cet escalier sans fin d’où l’on ne remonte que rarement et jamais indemne. Ce puits dantesque où l’on entend que le cri des âmes déchirées condamnées à l’errance. Cet abîme de souffrance qui éteint les regards, dilue les sanglots à l’encre noire de l’oubli et déchiquette les rêveurs en tas de sordides réalités.
Un dernier hurlement, silencieux et éperdu de solitude, car elle ne l’entendait plus.
Puis le néant absurde qui, vide de tout, enfante les plus effroyables des cicatrices, celles qui ne se referment jamais et sont invisibles pour autrui. Celles qui poussent le poète à prendre plume pour témoigner d’une vérité aujourd’hui disparue.
Et enfin, gisent sur ces pages quelques larmes brûlantes pour ponctuation des soupirs et une douleur muette en guise de signature...

[...]
Novembre viendra avec mes plaies,
Loin d’un univers oublié si sanglant,
Meurtri d’une pluie qui oubliera mai,
Poignard à l’âme tellement cinglant.

J’écouterai alors la boîte à musique,
Je n’oublierai rien en cœur défendu,
Et je laisserai l’hiver venir, tragique,
Couvrir de neige ma tombe perdue. 

LA BOÎTE À MUSIQUE 
(Extrait)

 

L’IMPROBABLE HISTOIRE 

Éditions Le Gaulois nomade 
Genre : Poésie classique
■ Numérique
■ 111 p.
ISBN 9781941021170


Ce livret est un fantasme, un rêve qui ne devait pas se réaliser afin de conserver toute la dimension d’une improbable histoire. Les joies, les peines, les doutes et des sentiments qui n’ont jamais été partagés et encore moins vu le jour. Ils sont restés là, sur le papier, couchés avec des mots devenus les récifs d’une plage qui n’a jamais existé.

[...]
Mais pire que tout ce qui aurait pu être,
Le crime est dans ce regard bleu maître,
Qui a inspiré l’encre de tous mes chants,
Réfugiés sous l’aile d’un cygne si grand.

En ce désert où nul petit prince n’est né,
Je regarde en silence les futures années,
Et ce cygne qui pleure tes larmes amères,
Et ta plume blanche qui écrira mon enfer. 

LES VALLÉES PERDUES 
(Extrait) 
Ce texte a été récompensé en concours.