vendredi 19 juillet 2019

Piège mortel au Vatican, un extrait gratuit !


Depuis le 18 juin, le moins que je puisse dire, c’est que la 7e enquête du commandant Gabriel Gerfaut déchaîne les passions et je vous en remercie ! Comme nous sommes en période de vacances et que je vous imagine bien calé au fond du hamac à la campagne, sur votre serviette de bain au bord de la mer ou près d’un bivouac à la montagne, je vous offre un extrait de cet épisode. Profitez bien de votre lecture !

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L’extrait
Pour une fois, je vous en offre un assez long qui se situe au début du roman. Ne comptez pas sur moi pour vous dire ce qui se passe avant et encore moins, après ! Si vous voulez le savoir, vous n’avez plus qu’une chose à faire : le commander et à votre guise, en numérique ou en broché.


PIÈGE MORTEL AU VATICAN
TOME VII - EXTRAIT

[…]
Il repéra le Beretta à quelques pas et en grimaçant, se mit debout. Il s’étira et s’étonna de ne pas avoir de fractures ou de blessures importantes. Il s’en tirait vraiment à bon compte. Il marcha vers l’arme, se pencha et à cet instant, une sonnerie se fit entendre. Les nerfs à vif, sous le coup de l’adrénaline qui coulait encore à flots dans ses veines, ses réflexes jouèrent. Il ramassa le Beretta, se jeta en avant dans un parfait roulé-boulé pour faire face. Personne !
Le cœur battant la chamade, il comprit enfin que c’était son propre téléphone qui venait de sonner.
— Que je suis con !
C’était un message de Paul.
— Mais qu’est-ce que…
Quand il lut les quelques mots, ses jambes flageolèrent et sa main trembla.

Reviens vite. Adriana blessée.

Un gémissement lui échappa et il fut pris d’une peur panique. Remettant l’arme à la ceinture, il courut, reprit l’escalier et grimpa les étages comme si de rien n’était.
— Mon Dieu, je vous en prie… non… pas elle !
L’angoisse l’étranglait maintenant. Il franchit la porte et retrouva l’aérogare en plein désastre. La foule fuyait et il devait remonter à contresens, se heurtant aux gens qui l’insultaient copieusement. Chargeant comme un taureau furieux, Gabriel envoya valser plus d’une personne, assomma à moitié une sœur bénédictine et finit par revenir sur la zone douanière.
C’était un cauchemar. Au loin, le bruit des sirènes devenait de plus en plus fort. Un peu partout, des témoins courageux prêtaient assistance aux dizaines de blessés. L’espace des douanes était couvert de sang, du sol jusqu’au plafond. Des râles se faisaient entendre ici et là, des cris aussi et des pleurs. Beaucoup de femmes succombaient à des crises de nerfs. Des enfants piaillaient et couraient. Les premiers secours, des pompiers et des urgentistes, arrivaient. Près d’eux, des policiers et des militaires déboulaient au pas de charge.
Le commandant balaya la scène d’un regard et ses yeux s’arrêtèrent sur l’espace entre les deux guichets. Devant les bureaux, les trois douaniers gisaient dans des mares de sang, abattus dans le dos. Plus loin, Aldo tenait Carla Rosselli et son fils dans ses bras, visiblement choqués. Un homme pleurait à chaudes larmes, assis à même le sol. Une jeune femme secouait un cadavre, lui criant de se relever, ne comprenant pas qu’il ne se relèverait jamais.
Puis les cris, les bruits, sa vision d’horreur, tout disparut.
Là, le regard ébahi, il découvrit Paul, à genoux. Il pratiquait un massage cardiaque énergique à une victime allongée face à lui. Des cheveux blonds. Une silhouette qu’il refusait de reconnaître. Parce que c’était impossible. Non. Ça n’existait pas !
Pourtant, à plat dos, Adriana avait le visage tourné vers lui, ses yeux étaient ouverts et un filet de sang ininterrompu coulait de sa bouche. Le cœur de Gerfaut s’arrêta net et un froid mortel l’envahit. Il tituba et s’avança avec difficulté, comme si ses pieds étaient englués. Il marchait sur des cailloux et comprit qu’il piétinait les dizaines de douilles de la fusillade.
Paul le vit enfin.
— Patron… elle est en train de mourir… aide-moi ! balbutia-t-il, d’une voix brisée.
Tétanisé, Gabriel était privé de réaction et restait là, sans un geste. Castani hurla.
— ELLE VA CREVER ! J’AI BESOIN DE TOI !
Secoué par son second, le commandant réagit enfin. Il tomba à genoux et ferma les yeux, rassemblant ses idées en essayant de garder la tête froide. Il se racla la gorge.
— Paul, tu fais les compressions, trente d’affilée et une ou deux par seconde. Tu comptes à haute voix. Quand je dis stop, tu t’arrêtes et je lui ferai du bouche-à-bouche. Deux insufflations et tu reprends à mon ordre. T’as bien compris ?
Castani acquiesça avant de reprendre son massage cardiaque. Il compta d’une voix blanche.
— Un… Deux… Trois…
Gabriel le regarda faire et essuya la joue et le menton ensanglantés d’Adriana. Le sang s’était arrêté et d’un rapide coup d’œil, il repéra les blessures. Son pull était gorgé de sang sur tout le flanc droit. Il repoussa une mèche de cheveux de son front et prit son courage à deux mains pour poser ses doigts sur la carotide. Au bout d’une éternité, il parvint à sentir son cœur.
— Pouls arythmique, filant et faible. Elle est vivante, lâcha-t-il, d’une petite voix.
Vint le moment et il arrêta son second pour entamer la respiration artificielle. Deux longues inspirations, pas plus, et il ordonna à Paul de reprendre les compressions.
La zone douanière était maintenant prise d’assaut par les hommes et les femmes en blouse blanche. C’étaient d’autres cris, d’autres alarmes, d’autres priorités. Les bips des appareils de réanimation, des ordres criés en italien, le bruit effrayant des défibrillateurs pour prolonger la vie et le désespoir des policiers qui jetaient des couvertures sur les cadavres. Gabriel et Paul furent insensibles à ce qui les entourait.
Puis deux urgentistes arrivèrent et se penchèrent enfin sur leur amie.
— Écartez-vous, s’il vous plaît.
Ils agirent avec célérité et dans un calme qui intimait le respect. L’un d’eux découpa rapidement le pull d’Adriana. Les blessures apparurent. Trois impacts avec une hémorragie au niveau des côtes, juste sous l’aisselle. L’autre docteur se releva et hurla.
— ASSOLUTA URGENZA  !
Castani et Gerfaut, écartés, s’étaient assis contre le mur et regardaient la scène, impuissants.
— Pas la peine de me traduire, grommela Paul. J’ai compris…
Tandis que deux infirmiers apportaient un brancard, les deux médecins procédèrent au maintien de la vie. La blessée fut intubée, les blessures pansées et des poches de perfusion installées. Adriana placée sous monitoring, le commandant ne quittait plus le scope des yeux. Chaque bip semblait lui dire qu’elle vivait encore. Alors, il attendait le bip suivant. En priant.
Un homme le prit par l’épaule. Il lui fallut du temps pour reconnaître le capitaine Drago Bertini. Choqué, il oublia de le saluer et se contenta de l’écouter. L’officier italien était atterré.
— Je suis tellement navré, Gabriel. Venez, je vous accompagne et…
Gerfaut se dégagea d’un violent geste du bras.
— Foutez-moi la paix ! Me touchez pas ! Je reste avec elle.
Il ne put en dire plus et suivit le brancard sans se retourner. Paul les regarda partir, le cœur gros. Il fixa Bertini.
— S’il vous plaît, emmenez-moi. Je veux y aller.
L’homme de la Guarda di Finanza acquiesça. Il lui montra la direction des sorties et les deux hommes quittèrent les lieux au pas de course.
Dans la voiture de police qui suivait l’ambulance toutes sirènes hurlantes et précédée par deux motards, le capitaine Paul Castani finit par craquer. Il s’effondra brutalement et pleura comme un enfant, sans retenue.
Dans l’ambulance, les bips s’égrenaient de plus en plus faiblement.
[…]



PIÈGE MORTEL AU VATICAN

■ Genre : Thriller
■ Paru le 18/06/2019 aux Éditions du 38
■ Disponible en broché ou numérique
■ 415 pages
■ Broché : 20,00 € - numérique : 6,99 €

Résumé
2 décembre 2018
Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont invités en Italie pour donner une conférence. Ce qui ressemblait à des vacances tourne vite au cauchemar. Dès leur arrivée à Fiumicino, ils sont la cible d’un attentat qui fait de nombreuses victimes. Adriana est grièvement blessée et lutte contre la mort. Bien qu’abattu et démoralisé, Gerfaut se joint au capitaine Paola Tempesti, de la Sécurité Intérieure italienne. Poursuivant un témoin disparu, ses investigations le mènent au Parrain de Cosa Nostra. L’enquête piétine, mais quand on cherche la vérité à Rome, les mystères du Vatican et le silence de l’Opus Dei ne tardent pas à brouiller les pistes. Il va traquer les coupables, quitte à mettre la Ville Éternelle à feu et à sang.
Résoudra-t-il cette énigme ? Quel effroyable secret se cache derrière tous ces crimes ?
Le commandant n’a plus rien à perdre et il ira au bout de lui-même.


Bonne lecture et surtout, bonnes vacances !
Amitiés littéraires.

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