mercredi 4 mai 2016

Suis-moi, je te fuis !



Normalement, le titre de ce billet devrait vous interpeller et évoquer logiquement un comportement typiquement féminin dans certaines situations de la vie réelle. Eh bien, non ! Il s’agit tout simplement de l’une des sorties du jour chez Harlequin HQN et ce titre est signé par Louise Manet. Suis-moi, je te fuis ! est une comédie romantique, ce dont je ne parle pratiquement jamais, pourtant cette fois, je vais faire exception à la règle. Et pour cause !


Mon rapport à la romance
C’est une longue histoire ponctuée de difficultés pour l’auteur d’érotisme et de polars que je suis ! Je n’aime pas raconter des histoires, alors je dois bien reconnaître que la romance et moi, ça fait deux. Pourtant, étant régulièrement signé par les Éditions Harlequin, je suis au sein même de ce qui se fait de mieux dans ce genre littéraire. Quand j’écris une romance, je ne peux pas m’empêcher d’y glisser une intrigue, de l’action, de l’aventure, ce qui lui donne un cachet particulier pas désagréable du tout, certes, mais qui ne colle pas avec les codes techniques de la romance moderne.

Ma rencontre avec Louise Manet
Conscient de mes faiblesses, de mon manque technique en la matière, je me suis tout d’abord rapproché de mes éditrices puis j’ai compris qu’il fallait aller encore plus loin. Dans mon coin et sans rien dire à personne, j’ai donc commencé à lire des romances de tous genres... Et j’ai souvent été déçu, ne pouvant achever certains textes ou ne m’y retrouvant pas du tout. Je savais que je devais faire l’effort et j’ai persévéré.
J’ai lu quelques passages d’un autre texte signé par Louise et j’ai accroché direct. On n’y peut rien, la plume d’un auteur séduit ou pas. Je l’ai donc contactée - facile quand on est dans la même écurie ! - pour lui expliquer mes problèmes. Elle a immédiatement accepté de m’aider et elle est devenue ainsi mon Professeur ès Romances. Pour m’initier et planter le décor, elle m’a annoncé qu’elle sortait bientôt un titre chez notre éditeur et m’a proposé de le lire. J’ai accepté, gardant pour moi mes réserves habituelles et c’est ainsi que j’ai pu lire avant tout le monde, Suis-moi, je te fuis !. Ce fut un choc pour ne pas dire une révélation !

Suis-moi, je te fuis !
Je vous rappelle que je suis auteur de textes érotiques et de polars ou de thrillers. On peut donc dire que la comédie sentimentale est aux antipodes de mes écrits. Louise m’a envoyé son texte et je l’ai lu sur l’ordinateur, puisqu’elle m’avait proposé de prendre en note mes questions, mes commentaires pour en débattre ensuite, une fois ma lecture achevée.
Je me suis donc fait un café, préparé feuilles et stylo, pris une clope, ouvert le fichier et j’ai attaqué la lecture en priant le ciel de ne pas trop m’ennuyer et d’avoir la force de comprendre pourquoi je n’y arrivais pas aussi bien.
Je vais faire simple.
Pendant quelques heures, j’ai oublié mes drogues habituelles, de prendre des notes et je me suis fait embarquer dans cette histoire, sans rien voir venir ! Quand j’ai vu la dernière page arriver, je n’avais qu’un regret en tête : Dommage, c’est déjà fini. Quant à mes questions et l’analyse plus technique du récit, j’ai dû reprendre une seconde lecture.

Ma lecture de Suis-moi, je te fuis !
Je laisse le soin aux blogueuses de vous parler de cette histoire et elles le feront beaucoup mieux que moi (cf. premières chroniques en fin de billet). Pour ma part, je vais plus rentrer dans l’analyse technique du texte, quoique... Cela reste une lecture avec un vrai coup de cœur et une très belle performance d’auteur. Autrement dit, je suis fan ! Voyons ce qu’il en est en creusant un peu plus loin que le simple plaisir de lecture.
♦ J’ai l’habitude du page turning pour le pratiquer dans mes thrillers, c'est-à-dire que je sais comment vous inciter à ne pas arrêter votre lecture et vous faire aller de chapitre en chapitre jusqu’à la fin. Eh bien, je ne savais pas que l’on pouvait faire la même chose avec une romance ! C’est pourtant le tour de force que Louise a parfaitement réussi avec ce texte vraiment addictif.
♦ La fluidité de la plume, des mots jamais alambiqués, un langage parlé de bon ton tout en restant moderne sont les premiers ingrédients de la réussite. Le style est loin d’être dépouillé tout en offrant une résonance absolument contemporaine à l’ensemble.
L’humour. Ah, cet humour ! J’ai le sourire qui me vient en y repensant. Effectivement, d’un bout à l’autre du livre, si les émotions sont bien présentes, l’humour, les jeux de mots, les situations cocasses, tout y est et j’ai franchement bien ri devant mon écran sans parler des moments de fou rire. Oui, tout seul devant un ordinateur, ça craint un peu, mais j’assume !
L’histoire en elle-même reste crédible et c’est un point que je trouve important. Une romance moderne entre une femme et un homme avec une forte attirance sexuelle qui déboule sur autre chose, ça j’y crois et sincèrement, cela change des schémas habituels dont on nous rebat les oreilles actuellement. Les galères de la vie, les quiproquos, les incompréhensions dues à des milieux de vie différents, tout y est... Et quand c’est épicé par des scènes érotiques bien écrites et un humour très fin, cela donne un cocktail explosif.
Les personnages principaux comme secondaires sont très bien travaillés et leur psychologie, leur comportement, leur langage ou encore leur façon de parler, sont ceux de gens comme vous et moi. Aucun problème pour s’identifier et rentrer dans l’histoire. Là, pour moi, cela relevait du tour de force. Dans une romance, peut-être plus que dans un polar, l’interdépendance des personnages secondaires sur la relation des deux héros est souveraine et doit être exploitée à fond sans toutefois déborder. Impressionnant.

En conclusion
C’est avec ce texte que j’ai réellement découvert mes lacunes en romance et tout ce qui me manquait pour signer un texte acceptable par une maison d’édition. Maintenant, ne s’improvise pas auteur de comédie romantique qui veut et pour ma défense, je dirais que l’on ne peut pas tout bien maîtriser dans tous les genres (hum !). J’ai encore beaucoup à apprendre, c’est vrai, pourtant j’espère bien vous présenter un jour une vraie romance qui vous séduira beaucoup plus que les autres.
Pour terminer sur Suis-moi, je te fuis ! je dirais que c’est la romance moderne à lire, surtout si comme moi vous avez beaucoup d’a priori ou des idées préconçues reposant sur des lectures passées et très vite oubliées. Promis, Louise Manet vous réconciliera avec le genre.



SUIS-MOI, JE TE FUIS !
Comédie romantique - ePub - 240 pages - Sortie le 4 mai 2016 - 3,99 €

Résumé
Comment j’ai rencontré Grégoire ? C’est une histoire… fracassante. Disons que ma voiture a été la victime de la conduite très très aléatoire de sa fille. Et que, lorsque cette dernière m’a présenté son père pour qu’il m’indemnise, mon cœur a été victime d’un second carambolage. Car Grégoire est du genre marquant – et par « marquant », comprenez : 1 m 90, yeux bleu-gris acier, cheveux poivre et sel, sourire à vendre sa mère. Alors, oui, il est un peu plus âgé que moi. Oui, il est à la tête d’un immense empire de joaillerie. Non, nous ne sommes définitivement pas du même monde. Sauf que plusieurs parties de mon anatomie n’en ont rien à faire. Et Grégoire non plus, d’ailleurs…

Pour découvrir Louise Manet et ses précédentes publications

Les premières chroniques de Suis-moi, je te fuis ! sont unanimes : 5 étoiles et coup de cœur.

Très belle journée !
Amitiés littéraires.

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