samedi 15 novembre 2014

L'incontournable Sébastien Tissandier !

Sébastien Tissandier est avant tout, un auteur de talent et même si nous sévissons dans des domaines littéraires différents, pour ma part, j’apprécie grandement l’homme, encore plus que l’écrivain. Sébastien, c’est celui qui vous surprend toujours par un petit mot gentil, un passage nocturne et soudain sur les réseaux sociaux, un geste désintéressé. Le genre de garçon que l’on aime avoir dans son entourage.
À ses qualités de plume et humaines, vous pouvez ajouter celles du chroniqueur que tous les auteurs rêvent de rencontrer. Comme tous les blogs précédemment cités dans ces colonnes, Sébastien cultive l’amour de la lecture, le respect du travail des autres et parle des livres avec passion en demeurant en toute occasion, absolument objectif et sincère.
Vous l’avez compris, ce Monsieur est un incontournable et pour de multiples raisons. L’une de mes plus belles rencontres dans ce monde bien fermé de la littérature.
Un blog à visiter sans tarder et un sacré bonhomme à rencontrer en urgence.

(ndla : Petit rappel, j’ai laissé les blogueuses libres de répondre ou non aux questions. Ne soyez pas étonné s’il en manque. Sans réponse, les questions concernées ont été effacées)



INTERVIEW SÉBASTIEN TISSANDIER

SÉBASTIEN TISSANDIER ÉCRIVAIN

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I - VOUS


1/ Parlez-nous de vous. Quel est votre premier métier, votre parcours, etc.
J’exerce en fait trois métiers à plein temps. Je suis avant tout enseignant de SVT en collège depuis onze ans. J’occupe mes mercredis et week-end en tant qu’entraîneur diplômé de tir à l’arc. Il me reste la nuit, où j’exprime ma passion pour les livres : lecture et écriture.
J’adore le contact humain : partager et faire partager mes lectures, mes coups de cœur, discuter et confronter les avis… C’est de l’échange que naît notre identité.

2/ Quelles sont vos passions en dehors de la lecture ?
Je serai tenté de dire « le tir à l’arc », mais si je commence ici à détailler mon sport, l’interview risque d’être très longue ! Je dirai simplement que cette discipline permet de se connaître mieux soi-même, ainsi que ses limites. Elle permet de tester son mental et de gérer la frustration.
En dehors de ce sport, je suis très tourné environnement et soucieux de ma planète, sans être un écolo radical non plus. Je suis très cinéphile, particulièrement dans le domaine de la SF et des drames contemporains.

3/ Pourquoi et comment êtes-vous devenu(e) blogueur (blogueuse) littéraire ?
Tout est parti d’un livre que j’ai lu cette année et qui m’a bouleversé ! Il s’agit de « Tout ira bien Salomé », aux éditions Calepin. C’est indescriptible avec des mots, il faut l’avoir lu pour ressentir ce bouleversement. J’ai donc décidé de partager mon avis sur ce livre, tant il mérite d’être lu. Puis je me suis pris au jeu, je me suis engagé dans un partenariat de lecture avec le forum « Au cœur de l’imaginaire » qui propose des livres contre une chronique.
Et je ne regrette pas ces choix, car j’ai découvert de jeunes auteurs prometteurs qui ont su me toucher au travers de leurs ouvrages. C’est très enrichissant comme expérience.


II - VOTRE BLOG ET VOUS


4/ Parlez-nous de votre blog et son architecture (hors technique). Votre blog est-il spécialisé dans certains domaines littéraires ? Sa date de création ? Quelques statistiques de fréquentation ?
J’avais ouvert un blog simple au départ, mais très vite il est devenu confus : on ne s’y retrouvait pas bien. Et puis je voulais aussi parler des livres que j’écris et qui sont publiés. Il me fallait un autre outil, permettant de présenter ces deux aspects de ma personnalité : le lecteur et l’auteur.
J’ai donc créé un site, sur lequel je peux différencier ces deux domaines : les livres que j’écris d’un côté, et ceux que je lis de l’autre. Mon site a un petit mois d’existence maintenant, mais le blog avait plus d’un an.

5/ Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ?
 Il faut que le thème et le résumé me parlent, qu’ils me donnent envie de le lire. Je recherche avant tout des livres qui me procurent une profonde immersion dans l’histoire. J’aime me projeter dans les personnages, vivre avec eux le scenario, trembler, vibrer… pleurer aussi.

6/ Quelle est votre position à l’égard des SP (Service Presse) et comment les traitez-vous si toutefois vous avez des partenariats avec des maisons d’édition ?
Je réalise des SP, en plus du partenariat avec « Au cœur de l’Imaginarium », avec quelques maisons : Calepin, Lune Ecarlate, VFB, Lumen… Le problème est le temps que je peux consacrer à la lecture avec mon emploi du temps déjà chargé. Mais généralement, je tiens les délais.

7/ Quelle est votre fréquence de lecture et en moyenne, combien de chroniques rédigez-vous par mois ?
Ça va dépendre de mon temps et des livres proposés. Certains sont dévorés en une nuit (dur dur le réveil le lendemain d’ailleurs), d’autres nécessitent plus de temps. Et je dois sans cesse jongler avec mes autres activités. En moyenne, je dois lire deux à trois livres par mois, mais cela peut varier.

8/ Quelle est votre position à l’égard des supports ? Lisez-vous uniquement en numérique, sur papier ou les deux ? Expliquez vos préférences.
Je lis en numérique comme en papier. Pour moi, ce n’est pas le support qui fait la qualité d’un texte puisque l’histoire est la même qu’elle soit en numérique ou en papier. Le numérique a l’avantage de pouvoir être emmené partout et d’être moins cher. Mais rien ne vaut un livre papier qu’on a adoré et qui orne une bibliothèque !

9/ Pourriez-vous expliquer votre système de notation ou votre barème et nous expliquer par quel moyen vous mettez en adéquation votre ressenti de lecture et vos notes ?
Je fonctionne vraiment au coup de cœur,  tout en tenant compte de la fluidité du texte et de la cohérence de l’histoire. La lecture est quelque chose de très subjectif, et deux chroniqueurs n’auront pas forcément le même avis sur un livre.

10/ Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaiterait se lancer dans l’administration d’un blog littéraire ? Les pièges à éviter ? Les meilleures plates-formes ? La gestion des relations éditeurs, auteurs, autres blogs ?
Il faut déjà beaucoup de sérieux. Il ne suffit pas de dire aimer lire pour pouvoir chroniquer. Il faut aussi un minimum de compétences : lorsque je vois des gens poster des chroniques bourrées de fautes, ça me révulse. Personne ne fait jamais de fautes, mais il y a un minimum.
Le piège est d’accepter trop de livres à lire en même temps, mais cela dépend du temps libre qu’on souhaite y consacrer.
J’ai découvert beaucoup de chroniqueurs au travers de cette activité, et nos échanges sont toujours très intéressants. Ensuite, je ne suis sûrement pas le mieux placé pour parler de la relation entre éditeur et bloggeur, vu que je porte deux casquettes : chroniqueur et auteur. Néanmoins, lorsque je choisis de chroniquer un livre, c’est réellement pour le plaisir de le lire, et sans arrière-pensée comme j’ai déjà pu l’entendre de gens qui pensent que je chronique pour placer mes manuscrits. Je travaille, en tant qu’auteur, avec 3 maisons d’édition et cela me suffit pour l’instant. Lorsque je propose mes services de chroniqueur, c’est véritablement par amour du livre à lire.


III - LES LIVRES ET VOUS


11/ Quel est votre auteur étranger préféré ?
Question difficile… il y en a tant, et dans des genres différents ! Si je ne devais en citer qu’un, ce serait Stephen King.

12/ Quel est votre auteur français préféré ?
Incontestablement : Bernard Werber. Mais beaucoup d’auteurs montants me fascinent : Tasha Lann avec « ABIE », Sylvain Johnson avec « Le tueur des rails ». Une autres auteure dont le livre sortira bientôt aux éditions l’Ivre-Book et que j’ai eu la chance de lire en avant première est Huguette Conilh avec « Les ignobles ».

13/ Quel est le livre qui vous a le plus bouleversé ?
À ce jour, ils sont au nombre de 2 : il y a « Tout ira bien Salomé », de Renaud Blondel, on l’aura compris, et « YEM » de Gilles Milo-Vacéri. Je cite ce livre, indépendamment de mes réponses à cette interview, car ce livre m’a transporté, au point de me faire pleurer tant cette histoire est prenante et l’immersion, la compassion du lecteur pour Yem sont profondes.

14/ Quel est le livre qui vous le plus fait rire ?
Sans conteste « Le Korrigan ferrailleur », de Didier De Vajauny, paru chez l’Ivre-Book. Univers décalé, sujet maîtrisé. J’ai adoré.

15/ Quel livre n’avez-vous pas lu jusqu’au bout ? Pourquoi ?
« Le clan des Otori », de Lian Hearn, chez Gallimard. Je n’ai pas réussi à m’immerger dans l’histoire à cause des trop nombreuses descriptions qui gâchent la fluidité de la lecture.

16/ Quel est votre livre préféré ? Pourquoi ?
Si je vous dis « Tout ira bien Salomé », vous me croirez ? J’ai aussi un coup de cœur pour « Le papillon des étoiles », de Bernard Werber.

17/ Depuis que vous lisez, combien pensez-vous avoir lu de livres ?
Question difficile, je ne saurai pas répondre sur le nombre. Depuis quand ? Depuis la seconde année de maternelle.

18/ Quel est le livre le plus ancien de votre bibliothèque, numérique ou papier ?
Le plus ancien est forcément papier : c’est « Les fourmis » de Bernard Weber.

19/ Quel est le dernier livre que vous avez acheté avant de répondre à cette interview ?
Les deux derniers que j’ai achetés le même jour sont :
- « Seconde chance » d’Alexandre Jaqua, en pré-commande sur le site des éditions Calepin. Je ne l’ai pas encore reçu, je l’attends avec impatience.
- « Facteur 119 » de Lydie Blaizot, éditions Voy’El.
Mais ma PAL déborde !

IV - VOTRE TRIBUNE D’EXPRESSION LIBRE

20/ Vous avez la parole !
Je remercie Gilles pour cette interview et cette initiative afin de promouvoir la lecture !


V - LES MOYENS DE VOUS CONTACTER


Adresse de votre blog : http://sebtissandier.wix.com/ecrivain
Pour vous suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/seb.tissandier
Pour vous suivre sur Twitter : https://twitter.com/seb_tissandier

Votre adresse email : sebastien.tissandier.ecrivain@gmail.com


Bonne journée !
Amitiés littéraires.





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