mercredi 23 juillet 2014

Les larmes de Satan, la genèse !



Mon roman historique, Les larmes de Satan, publié par les Éditions VFB reçoit un accueil des plus sympathiques et cela me touche énormément. J’ai eu envie de vous parler de sa genèse mais surtout de l’une des scènes cruciales de ce livre, le pivot où tout bascule pour Antoine, la mort d’Alice. Je ne grille pas le suspense du livre, cette tragédie est annoncée dans le résumé comme dans le trailer (si vous ne l’avez pas vu, c’est le moment, cette bande-annonce est une véritable tuerie !)


■ Comment est né ce roman ?
J’ai souvent écrit sur la Seconde Guerre mondiale, car c’est une période que je connais relativement bien et dont je peux aisément parler sans avoir à vérifier sans cesse mes informations. Il y a eu des nouvelles, bien sûr, puis ce roman qui a vu le jour tout de suite après le Salon du livre de Paris.
C’est le texte qui m’a pris le plus de temps à rédiger, non par les difficultés ou les multiples réécritures, mais en raison des mille pages qui le composent. Par ailleurs, à lire les avis des nombreux blogs littéraires qui se sont penchés dessus, la longueur n’a causé de problème à personne. Ouf ! Quel soulagement. J’ai donc mis un mois pour l’écrire...
L’idée me trottait en tête depuis longtemps, je ne voulais pas d’un super-héros, rompu à la guerre et sachant la faire, comme un soldat par exemple. Non. Je voulais écrire l’histoire de monsieur tout le monde, le citoyen lambda, comme vous et moi, à qui la vie n’a pas fait de cadeaux et qui cherche à tout prix sa rédemption en rachetant un passé dont il est peu fier.
Celles et ceux qui l’ont lu, le savent. Antoine Boulan n’a pas été gâté dès ses plus jeunes années et tout le prédestinait à faire carrière du mauvais côté de la barrière en devenant un petit truand, sans foi ni loi. Mais voilà, la vie est faite de rencontres, parfois privilégiées, et il verra son destin transformé grâce à deux femmes. Sœur Charlotte au début de sa vie et surtout Alice, celle qu’il verra comme la femme de sa vie.

La mort d’Alice
Cette mort tragique devait représenter le pivot du livre et la bascule psychologique pour Antoine. Ce chapitre, je l’ai réécrit un nombre incalculable de fois ! C’est sans nul doute le passage le plus travaillé avec des mots choisis et une charge émotionnelle des plus profondes et bouleversante.

(extrait) Il put enfin voir ce qui l’avait stoppée net. Son chemisier était rouge maintenant alors qu’il était blanc, quelques secondes auparavant. C’était terrifiant de ne pas s’entendre hurler, de crier dans ce silence absolu qui effaçait tout, même la vie.

Pour Antoine, c’est l’instant où il pense payer sa vie passée, il se sent responsable et c’est avec horreur qu’il voit la femme qu’il aime plus que tout au monde se faire tuer devant ses yeux. Il est lui-même grièvement blessé et ne pense pourtant qu’à elle.

(extrait) Il la secoua et avec l’énergie du désespoir, il arriva à s’approcher un peu plus. Sa tête bourdonnait et peu à peu, l’obscurité s’installait en chassant le brouillard.
— Alice...
Enfin, il avait prononcé son prénom sans reconnaître sa propre voix. Il croyait hurler alors qu’il ne murmurait que des sons inaudibles.
Puis il comprit qu’elle ne lui répondrait plus jamais. Alice était morte.
Alors il s’écroula sur elle et un cri inhumain déchira sa poitrine. Un hurlement de fauve mis à mort qui déchirait enfin le silence. Antoine sanglotait sur elle, oubliant sa propre douleur.
Ses larmes coulaient sur ce ventre qui abritait leur enfant, son sang se déversait sur ce corps qu’il avait aimé plus que tout et qui maintenant se mêlait au sien.
À cet instant, même le diable devait détourner le regard devant sa détresse.

Oui, j’ai réécrit cette scène, du moins le chapitre central, un nombre de fois incalculable. Je voulais que le lecteur puisse ressentir le drame dans chaque mot, au détour de chaque phrase. Je vais même vous livrer une anecdote sur le sujet.
Après avoir encore modifié de multiples détails, j’ai fini par relire ce chapitre d’une traite, dans le but de l’ultime vérification. Cette fois-là, je n’ai pas pu corriger ou modifier quoi que ce soit car j’étais bouleversé. J’ai alors réalisé que j’avais réussi à décrire sa douleur au mieux et  j’avais la vue largement brouillée, à partir de ce moment, je n’y ai plus touché...


Résumé
Après l’orphelinat où il subit le pire et dont il s’évade à seize ans. Après avoir échoué dans sa tentative de vouloir vivre honnêtement, en travaillant dur, tout en mourant de faim et de froid. Après avoir compris qu’il ne lui restait plus qu’à voler les riches pour survivre. Après une condamnation au bagne et aux travaux forcés à perpétuité pour un crime qu’il n’a pas commis, Antoine Boulan a de quoi en vouloir à la terre entière et haïr son prochain.
Pourtant quand la guerre éclate et que la France a besoin de braves, il n’hésite pas une seconde et espère racheter son passé trouble avec son engagement dans l’armée. La haine, la colère, la rancune qu’il porte en lui, Antoine les met au service de la patrie. Malheureusement, de retour à Dunkerque en pleine débâcle, il est grièvement blessé et demeure en terre occupée par les Allemands victorieux. Ce sera le début d’une aventure pendant laquelle il multipliera les actions d’éclat, les actes de bravoure et Antoine s’endurcira devant les horreurs perpétrées par les nazis. Sans être vraiment soldat ou déjà résistant, il devient, presque par hasard, un combattant émérite.
Malgré son passé mal assumé, Antoine poursuit la lutte et finit par intégrer l’un des premiers réseaux de résistants à Paris, qui prendra plus tard le nom de Groupe Opéra. Il en deviendra le chef, faisant preuve d’ingéniosité, de courage et trop souvent d’inconscience. Il y rencontrera la femme de sa vie, Alice de Louvres, une courageuse résistante qu’il admire et dont il tombe follement amoureux. La jeune femme ne tarde pas à porter leur enfant et pour Antoine, c’est l’aboutissement de toute une vie et un véritable bonheur. Il a atteint son but le plus secret !
Quand Alice est abattue devant ses yeux, Antoine voit tous ses espoirs disparaître en une seconde. La famille qu’il rêvait de construire, le pardon qu’il pensait avoir mérité, tout ce qu’il y avait d’humain, de bon et de vrai en lui, il n’en reste plus qu’un vaste champ de ruines.
Pour ne pas devenir fou, Antoine se jette, corps et âme, dans sa quête ultime, une croisade où il sème la mort sans attendre d’absolution, une guerre solitaire dont il n’espère plus aucun pardon, un voyage au bout de l’enfer qui le mènera jusqu’à Auschwitz – Birkenau...
Antoine trouvera-t-il sa rédemption ou est-ce que les atrocités de la guerre auront raison de sa bravoure et de ses principes ? Que trouvera-t-il au bout de son chemin, en marge de la guerre ? Quel prix devra-t-il payer pour retrouver une raison de vivre ?


Si vous voulez lire Les larmes de Satan, vous avez le choix entre la version intégrale ou en deux volumes. Avant tout, je vous invite à visionner la bande-annonce qui vous mettra dans l’ambiance du livre ! Si vous voulez lire quelques chroniques sur ce roman, la rubrique Avis des lecteurs est à votre disposition.

Bande-annonce YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=z7hnphvn-kQ
VFB Éditions : http://www.vfbeditions.com/


Excellente journée !
Amitiés littéraires.

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