vendredi 20 juin 2014

Auteur et communication, duo ou duel ?



Hier, j’ai publié l’interview de ChocolatCannelle, directrice éditoriale et responsable de la Collection E-ros des Éditions D. Leroy. Si vous ne l’avez pas encore lue, je vous rappelle que le lien est cité dans la rubrique Mes éditeurs, en fin des coordonnées de l’éditeur. Sinon, pour aller plus vite, cliquez ici pour relire l’entretien. Un détail dans ses réponses m’a interpellé et j’ai eu envie de vous en parler.


Le passage en question
« Les auteurs sont invités à créer une page auteur sur le site de notre maison d'édition, avec photo, biographie, éventuellement un lien vers un blog, une adresse de courriel... Bien entendu, l'idéal serait que chacun dispose de son propre réseau (un blog et donc des lecteurs attachés à ce blog, des contacts sur des réseaux sociaux), mais chacun fait comme il l'entend et comme il le peut. Certains auteurs sont très à l'aise avec cela, d'autres moins, d'autres pas du tout. L'investissement de l'auteur est un choix de l'auteur, pas une obligation. » (sic)

Pourquoi avoir réagi à ce passage ?
Tout simplement parce que pour une fois, je ne suis pas d’accord avec ChocolatCannelle et elle le sait, nous en avons souvent discuté ensemble. La communication est l’épine dorsale de votre notoriété à venir et si vous ne l’organisez pas vous-même, personne ne viendra le faire pour vous. Par conséquent, vous n’avez d’autres choix que de communiquer et à fond !

Qu’est-ce que c’est la communication ?
Je ne suis pas professeur de marketing, loin s’en faut, par contre je peux vous faire profiter de ma modeste expérience.
La communication, c’est toute opération qui vise à parler de vous, en premier, et de vos livres en second, par différents canaux dont le point commun sera principalement internet. Pour cela, il existe plusieurs moyens dont certains sont indispensables.

Le blog, l’arme fatale de l’auteur !
Si vous ne devez utiliser qu’un média de communication, c’est bien celui-ci. Pas moyen d’y couper, si vous écrivez, vous devez posséder un blog. Que votre ouvrage soit publié ou sur le point de l’être, parlez de vous et de votre ouvrage, commentez l’actualité littéraire, relayez des informations, peu importe mais PARLEZ de vous ! Il en restera toujours quelque chose sur la toile. Je ne rentrerai pas dans les subtilités du référencement, de la SEO, etc. vous trouverez pléthore d’informations auprès de sociétés compétentes. Choisissez soigneusement vos titres de pages, vos mots, soyez précis et utilisez cette arme redoutable qu’est devenu internet.

Quelle plate-forme pour quel blog ?
Personnellement, j’utilise Blogger car je n’ai pas les connaissances techniques suffisantes pour maîtriser Wordpress, le must des blogs. L’un dans l’autre, Blogger reste gratuit et pour quelques euros, j’ai pu acheter mon nom de domaine. À ce sujet, ne restez pas avec les URL tarabiscotées des plates-formes, prenez impérativement votre nom de domaine qui ne sera rien d’autre que votre nom d’auteur. Essentiel pour le référencement, cela donnera en plus un aspect professionnel et très sérieux à votre blog.
Pour clore le sujet sur Blogger, je vous signale que le système appartient à Google et, si en plus vous êtes affilié à Google Plus, vous serez prioritaire dans le moteur de recherche. Quand je publie un article, quelques heures plus tard, il est déjà référencé dans le moteur et figure toujours en bonne position dans les toutes premières pages. À réfléchir...

Et mis à part le blog, que faire d’autre ?
Je dirai que le blog constitue l’investissement minimum d’un auteur en devenir. Quoique... Allez jeter un œil sur la toile et vous verrez que les grands, les célèbres, ont aussi souscrit à ce média de communication, souvent entretenu par les éditeurs. Si vraiment vous n’êtes pas féru d’informatique, si votre éditeur ne vous demande rien et si... vous n’avez pas vraiment envie de faire carrière, vous pouvez vous arrêter là. Je vous garantis d’ailleurs que vous n’irez pas plus loin, de toute manière. Sinon, on passe rapidement à la phase 2, les réseaux sociaux !

Les réseaux sociaux, lesquels, comment et pourquoi ?
Je dirai qu’il y en a trois principaux et je risque de vous surprendre. Passons au détail.

1°) Facebook
L’incontournable et pourtant celui qui risque de moins vous rapporter. C’est ainsi ! Il faut y être présent mais si vous mesurez les retombées avec un peu d’objectivité, vous constaterez que le résultat est bien peu en rapport avec l’investissement effectif réalisé. Facebook est essentiellement tourné vers les jeux, les rapports humains et très peu vous soutiendront. Cela dit, ce sera aussi pour vous un bon moyen de voir qui est présent pour vous aider...
Pour commencer, scindez votre profil en deux. Conservez votre partie personnelle et ouvrez une page auteur que vous pourrez basculer en mode public et par laquelle vous communiquerez sur votre métier, vos livres, etc. Ce sera un point positif et vous conserverez votre mur pour un usage personnel, amical ou familial.
Ensuite, de façon facultative, vous pourriez ouvrir une page par livre publié. Je le fais pour tous mes titres et je vous en explique la raison. Quand les utilisateurs de Facebook saisissent les livres qu’ils lisent, ils tombent automatiquement sur la page du titre concerné. C’est un plus et surtout un moyen de diffuser des informations, sans rien faire. Sur cette page, je mets tous les renseignements qui concernent l’ouvrage ainsi que les première et quatrième de couverture, sans oublier les liens d’achat (éditeur et Amazon).
Enfin, le second avantage et non des moindres, c’est que la page Facebook de votre livre sortira en bonne place dans les résultats de Google. Eh oui...

2°) Twitter
Le second réseau social et certainement le plus utile pour un auteur. Vous entrez dans un monde beaucoup plus professionnel que Facebook. Toutes les maisons d’édition y sont, de la plus petite à la plus grande, tous les auteurs, y compris les plus célèbres, les journalistes, les blogs littéraires, les critiques, etc. Vous pourrez faire connaissance avec des personnes qui vous apporteront beaucoup et à qui, ne l’oubliez pas, vous devrez rendre la pareille. Il existe une étiquette sur Twitter, alors adoptez un comportement respectueux, apprenez à utiliser ce réseau social et communiquez ! Il vous le rendra au centuple !
Mon compte Twitter : https://twitter.com/G_MiloVaceri

3°) Google Plus
C’est le réseau social qui monte de plus en plus et pour cause, car il est propulsé par l’un des géants de la toile. Il est impératif d’y être présent, même si son utilisation n’est pas des plus faciles au début, vous allez vite comprendre son utilité.
Je vous parle souvent de Google Plus et encore plus de ses boutons G + 1 qui fleurissent un peu partout. Grâce à ces points que vos visiteurs vous confèrent - quand ils y pensent ! - vos articles seront mieux référencés dans Google avec une note augmentant en fonction du nombre de G + 1 accordés.
Mon compte Google Plus : https://plus.google.com/+GillesMiloVacéri/

Comment coordonner tout cela ?
C’est simple, même si c’est très chronophage ! Admettons que votre livre soit publié demain. Eh bien, vous l’annoncez sur votre blog et vous en faites le relais sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire, votre page auteur, votre page personnelle chez Facebook, sur votre compte Twitter et enfin, via Google Plus. C’est une habitude à prendre mais l’information se propagera d’autant plus vite que vous utiliserez les réseaux sociaux à bon escient et régulièrement. Répétez cette opération à chaque fois que vous publiez sur votre blog.

Des astuces pour améliorer la communication ?

- L’identité visuelle
Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ! Soyez cohérent dans votre stratégie de communication. Votre nom d’auteur doit se retrouver partout, sur l’adresse de votre blog comme votre compte Twitter ou celle de Google Plus. Par-dessus tout, votre photo en portrait qui illustrera vos pages doit être la même, comme les éléments graphiques qui participent aussi à la reconnaissance de votre identité visuelle. On appelle cela une charte graphique et c’est votre seconde signature après votre visage. Faites en sorte que l’ensemble soit coordonné et harmonieux afin que vos visiteurs, où qu’ils se trouvent et d’où qu’ils puissent venir, comprennent immédiatement qu’ils sont arrivés « chez vous ».

- Le réducteur d’URL
C’est un outil qui vous deviendra vite indispensable. N’oubliez pas que sur Twitter, vos messages sont limités à 140 caractères. Si vous insérez une adresse internet longue, vous n’aurez que peu de place pour pouvoir communiquer. Utilisez donc un réducteur d’URL qui raccourcira l’adresse ! Personnellement, j’utilise Bitly, très simple, gratuit et efficace. Vous entrez une adresse, il vous la transforme en une seconde. De plus, vous bénéficiez de statistiques. Que demander de mieux ?
- Exemple
L’adresse suivante, soit 40 caractères :
est équivalente à celle-ci, mais de 15 caractères, après transformation par Bitly.
Ce qui représente un gain non négligeable, vous en conviendrez !
Site Bitly : https://bitly.com/

Les autres moyens de communication
Les autres systèmes seront plus du ressort de votre éditeur que du vôtre, mais rien ne vous empêche pas d’y participer et de chercher aussi de votre côté.
- Les dédicaces
Généralement, un éditeur possède un réseau de partenaires, librairies et autres. Vous devrez accepter les séances qu’il organisera pour vous. J’ajoute que c’est un excellent moyen de rencontrer de visu vos lecteurs et c’est toujours un très bon moment à passer.
- Presse écrite, radio et télévision
Idem, votre éditeur pourra vous envoyer auprès de journalistes afin de bénéficier d’une interview. C’est très sympathique, même si les premières fois sont toujours terrifiantes !

L’ultime moyen de parler et de faire parler de soi
En y réfléchissant bien, j’aurais peut-être pu mettre ce chapitre au début de ce billet mais, compte tenu qu’il dépend de ce qui précède, il est bien placé et fera la plus belle des conclusions.
- Le contact avec vos lecteurs et le bouche-à-oreille
Soyez certain qu’une règle d’or existe pour nous, auteurs. Sans lecteurs, un auteur n’existe pas. La communication avec vos lecteurs est donc primordiale et passe avant beaucoup d’autres choses.
Comprenez bien que s’ils se décident à vous écrire, pour vous poser une question, vous féliciter, discuter de tel détail dans votre dernier roman, faire une remarque, ce n’est pas gratuit... Ils attendent une réponse ! Et ils seront très heureux de recevoir une réponse personnalisée. Cela s’appelle tout bonnement le respect.
En étant respectueux et accessible, vous allez vous constituer un lectorat fidèle qui deviendra votre plus belle arme de communication via un bouche-à-oreille positif et mille fois plus efficace que tous les blogs et réseaux sociaux de la terre !

Mais pour gagner leur confiance, encore faut-il que vous soyez sincère et humble... Et ceci est un débat qui sort totalement du cadre de cet article ! Car vos lecteurs, eux, ne s’y tromperont jamais !

Très belle journée !
Amitiés littéraires.

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