dimanche 2 février 2014

Écriture et communication !



Écrire, c’est bien. Être édité, c’est très bien. Être connu, c’est mieux car sans ce dernier point, vous pouvez écrire aussi bien que Brown, Levy et Coben réunis, vous ne serez jamais lu.
Tout cela ressemble bien au leitmotiv que nous devrions tous avoir en tête et dont chaque étape n’est finalement qu’un long chemin de croix dans cette jungle littéraire où le premier faux-pas est immédiatement sanctionné. Dans cette approche de la communication, quels sont les outils indispensables, les actions à mener ? Déjà, il ne faut pas différencier le papier du numérique. À peu de chose près, c’est le même engagement surtout qu’il est question dans ce billet de la notoriété de l’auteur et non de sa production. Pour que l’on parle de vous, il faut impérativement suivre des passages obligés. Prenons les choses dans l’ordre.

Quand le contrat d’édition est signé, que se passe-t-il ?
Il faut le dire, c’est à ce moment que toute l’aventure commence. Non, ne rêvez pas, votre travail d’écriture et de corrections est, certes achevé, mais commence alors la communication et la promotion de votre projet, maintenant matérialisé. Si vous restez assis en espérant que cela viendra, vous risquez d’attendre très longtemps. De même, votre éditeur relèvera votre manque d’implication et il traînera les pieds au moment où vous lui présenterez un autre projet. Plus loin, je vous parle de la veille internet et je peux vous dire que nos éditeurs ont l’œil acéré et voient absolument tout ce qui se dit sur la toile, surtout quand il s’agit de leurs auteurs.

La communication de l’éditeur
Soyons clairs et nets, l’éditeur ne peut pas tout faire, bien qu’il ait la première part pour ne pas dire la plus importante. Pourtant, même si vous avez signé dans une grande maison, vous verrez que le service presse ou communication exigera de vous un certain nombre d’actions et d’engagements à leurs côtés. C’est tout à fait normal, on ne revient pas là-dessus.
Les petites à moyennes maisons d’édition vous en demanderont bien plus que les précédentes et s’attendent à ce que vous les épauliez concrètement. Ils savent placer les livres, ils peuvent en parler, mais vous resterez le principal acteur de votre future promotion. L’auteur doit impérativement prendre son bâton de pèlerin et se mettre en route mais... pas pour parcourir n’importe quel chemin et encore moins avec le premier bâton venu !

Voyons maintenant les outils à mettre en œuvre.

Le blog
Cet outil est le premier de tous et il est indispensable. Vous pouvez vérifier, il n’y a pas un auteur, connu ou moins connu, qui ne possède le sien. Écrire votre premier livre ne vous exonère pas de parler de vous, de votre bio, de vos projets et ne vous y trompez pas, les lecteurs en sont friands et le suivront toujours de très près. C’est gratuit, financièrement parlant, par contre, un blog est très chronophage. En effet, il doit être bien tenu, régulièrement mis à jour et suivre votre actualité littéraire comme les tendances générales. Il y a donc un gros effort à fournir et pour ma part, j’y passe, en moyenne, plus d’une heure par jour.
Second chapitre sur cet item, il est indispensable de prendre un nom de domaine, par exemple, www.milovaceri.com. Cela coûte quelques euros à l’année et cela vous classe immédiatement dans les blogs sérieux. C’est primordial pour votre image et un plus non négligeable pour le référencement.
Dernier point, le référencement proprement dit. C’est gratuit et cela prend énormément de temps. Il faut déclarer votre site auprès des annuaires, des moteurs de recherche ou encore sur les forums professionnels. Les échanges de liens sont prépondérants, surtout avec d’autres blogs dans le même domaine que le vôtre. L’ensemble vous apportera de la visibilité et de la présence sur les moteurs de recherche. Pour le vérifier, tapez votre nom d’auteur dans Google. Votre blog doit ressortir impérativement dans les trois premiers résultats.

Les réseaux sociaux
Eh oui ! Il faut y être et aujourd’hui, cela représente 30 % de votre notoriété, la majeure partie revenant à votre blog. Dans l’ordre d’importance, il faut être présent sur les trois réseaux suivants, pour différentes raisons.
Google +
Pour bien figurer sur le moteur de recherche Google (taux d’utilisation = +/- 90 %), n’ignorez surtout pas ce média. Il prend de plus en plus d’importance aujourd’hui. N’oubliez pas de cliquer sur les boutons G + 1 quand vous lisez un article qui vous plaît. Son auteur vous en saura gré !
Twitter
Bien plus professionnel que Facebook, les éditeurs sont réellement à l’affût sur ce réseau comme de nombreux auteurs, critiques, journalistes, etc.
Facebook
C’est le plus fréquenté à ce jour, mais les retombées ne sont pas si évidentes que cela. Ce réseau a changé de visage ces dernières années, je parle évidemment pour les professionnels. Quoi qu’il en soit, il est impératif d’y être.

Vous avez votre blog, vos trois comptes sur les réseaux sociaux et vous communiquez par tous ces biais ? C’est bien, vous avez posé votre pierre d’angle. Passons alors à la suite, car ce n’est pas fini.

Les réseaux sociaux littéraires
Vous pouvez employer ce média. Personnellement, j’ai rapidement renoncé quand j’ai compris que ces plates-formes étaient la porte ouverte aux commentaires anonymes ou aux avis des critiques en mal de sensation. J’y suis encore présent, mais je ne m’en occupe plus du tout et je ne mène plus aucune action sur ces réseaux.

Les médias (presse écrite, radio et télévision)
Encore un indispensable ! Bien souvent, ce seront vos éditeurs qui vous guideront car l’exercice n’est pas simple. Il faut savoir parler de soi et croyez-moi, c’est un réel défi que l’on ne gagne pas à tous les coups.
Les interviews sont rares alors répondez toujours aux demandes, même si elles émanent de sites qui vous semblent inconnus. Peu importe ! Il y aura toujours une trace et avant que l’Express Littéraire ou Le Monde ne s’intéresse à vous, il faut bien un premier pas...
La presse régionale est difficile d’accès et l’on s’y casse assez souvent les dents. Persévérez ! C’est incontournable dans votre stratégie de communication. Il suffit de rencontrer le bon journaliste et d’avoir un événement à lui présenter.
La radio et, qui plus est, la télévision, peuvent sembler inaccessibles. Pourtant, il faut essayer et avoir beaucoup de chance.

Les dédicaces
Sans doute, l’un de mes chapitres préférés. C’est la rencontre privilégiée entre l’auteur et ses lecteurs. Dès que l’on vous invite, sautez sur l’occasion. Vous serez surpris et c’est très enrichissant, car vous constaterez que vos lecteurs connaissent votre texte, parfois bien mieux que vous !
Vous pouvez essayer de courir les librairies pour proposer des séances de dédicaces, mais les échecs sont inversement proportionnels au nombre de librairies. À moins d’être déjà connu et attendu, les libraires déclineront plus ou moins poliment. Pour aboutir à une issue favorable, mieux vaut faire confiance à l’éditeur qui possède un réseau tissé avec le temps et reposant sur une confiance réciproque.

Les blogs littéraires
Attention, voici le sujet qui fâche. Avec le temps vous repérerez facilement les administrateurs objectifs car dans ce domaine, il faut trier le bon grain de l’ivraie ! Beaucoup d’entre eux sont tenus par des auteurs n’ayant pas réussi à se faire publier et qui se vengent sur ceux qui le sont. Les aigris et les pisse-vinaigre y sont légion !
D’autres sont à la botte de certaines maisons d’édition, pas nécessairement les plus petites, et entretiennent ainsi un véritable partenariat de complaisance, recevant gratuitement les livres et faisant des articles sous forme d’éloges. On n’y peut rien, c’est comme ça. Fort heureusement, ces pratiques ne représentent pas la majorité.
Par conséquent, fiez-vous à vos éditeurs, ils savent parfaitement où aller et qui contacter pour que cela soit sérieux.
Maintenant, je préfère encore une autre démarche, celle des blogs indépendants dont les administrateurs demeurent toujours sincères. C’est malheureusement une minorité dans ce domaine. Pourtant, il existe des lecteurs passionnés qui achètent et lisent un livre avant de donner un avis objectif et toujours respectueux du travail de l’auteur. Je le sais pour en avoir croisé quelques-uns et ils seront toujours cordialement reçus et cités sur ce blog.

La veille internet
C’est tout simplement surfer sur la toile pour voir ce que l’on dit ou pas sur vous ou sur vos livres. C’est absolument nécessaire pour vous tenir informé, d’autant plus que, très souvent, personne ne vous avertit lorsqu’un article est écrit sur vous ou sur vos ouvrages. Sur ce sujet, n’intervenez jamais même si l’on vous conspue publiquement. Notez le nom de l’indélicat et ne l’oubliez pas. La vengeance est un plat qui se mange froid...


À ce stade, je pense que nous avons atteint le minimum vital pour un auteur qui essaie de se faire connaître. j’en profite pour répondre publiquement à une question qui me revient souvent de la part d’auteurs débutants.

De quoi doit-on parler dans son blog ou sur les réseaux sociaux ?
À tout seigneur, tout honneur ! Parlez de vous, de vos livres et de vos projets. N’oubliez pas vos éditeurs, ce qu’ils publient, ce qu’ils organisent. Ensuite, pensez à vos collègues qui rament comme vous et qui seront friands du moindre article sur leur production. Vous pouvez aussi vous mêler de certains débats littéraires actuels. La matière est vaste, il n’y a qu’à piocher dedans.
Vous pouvez aussi animer une rubrique littéraire et faire vous-même des commentaires sur tel ou tel ouvrage. Attention de ne pas tomber dans les travers évoqués supra.
Par contre et pour ma part, j’annonce volontiers les nouvelles publications de mes amis auteurs, les concours ou les appels à textes, les nouveautés de mes éditeurs, sans oublier de mettre en avant les critiques sur mes livres, bonnes ou moins bonnes. Je le fais quand j’en ai le temps... Malheureusement !
Ne parlez jamais en mal d’autrui et ne critiquez pas publiquement un livre. Respectez le travail des autres comme vous aimeriez qu’ils le fassent, pour vous. Si vous relevez des imperfections dans un ouvrage, sachez que le vôtre n’en est pas exempt non plus ! Parlez-en avec l’auteur, mais toujours en tête à tête. Il appréciera votre tact.
Ignorez complètement le reste, comme les critiques faites pour vous nuire, par exemple. Ne répondez jamais aux médiocres, vous leur feriez trop d’honneur.
De mon côté, il m’arrive d’évoquer des maisons d’édition même si je ne travaille pas avec elles ou, a contrario, je ne cite jamais l’une d’entre elles, malgré sa toute puissante renommée dans un domaine précis et pour des raisons personnelles. J’ai la rancune tenace, je n’oublie jamais rien et... le silence est le plus grand des mépris !
En un mot, même si vous avez un avis tranché sur une question, dites-le en restant dans les limites de la bienséance. Cela s’appelle le respect.

Conclusion
Quand vous aurez mis tout cela en pratique, vous comptabiliserez deux heures de travail quotidien supplémentaire qui s’ajouteront au temps passé à l’écriture et aux corrections.
Ne rêvez pas, être auteur demande un investissement personnel très lourd et si pour vous, la semaine de 35 heures, les week-ends et les cinq semaines de congés payés sont des droits auxquels vous ne souhaitez pas déroger, alors oubliez cette carrière. Et si d’aventure, vous pensez qu’être éditeur est une situation plus confortable, oubliez aussi. Pour eux, c’est encore pire...

Bon courage et bonne fin de week-end !
Amitiés littéraires.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Exprimez-vous ! Merci d'avance.